Depuis que la vigne existe, la conduite des ceps reste similaire avec des travaux dont les  étapes répétitives se déroulent tout au long de l’année. Avec des formes de vie nouvelles et des mentalités qui changent, les choix deviennent différents ;  boire du vin devient un plaisir lors des rencontres ou repas, la qualité étant recherchée, celle trouvée dans les bouteilles que nous vendons. Le changement pour nous se trouve plus marqué dans la conduite des façons culturales, nos sols restent enherbés permettant le passage tout temps de machines puissantes, certain de pouvoir passer sans encombre pour effectuer nos traitements ou nos vendanges. Ce procédé limite la vigueur de la vigne, gage de production qualitative, les sols tondus comme des pelouses permettent à l’herbe broyée de se transformer en humus, élément important dans la composition d’une terre franche. Le fait de ne pas travailler les sols apporte donc beaucoup d’avantages mais présente certains inconvénients avec le manque d’aération en profondeur ; pour cela et afin de mener à bien toute l’évolution végétative, nous utilisons dans une période se situant de l’automne au printemps un nouvel outil qui est le décompacteur, cet appareil comporte deux ou trois dents qui éclatent le sol en profondeur,  de 50 à 80 cm passant comme un couteau sans détruire le gazon en surface. Ce travail permet aux petites radicelles de se former et à l’eau de pénétrer en douceur dans le sol. Il faut un tracteur très puissant pour réaliser ce travail. J’utilise pour cela un tracteur Massey-Ferguson 6255 de cent chevaux à quatre roues motrices.

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